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L’art de la Joaillerie Egyptienne

Les collections présentées dans ce reportage sont visible au MET (The Metropolitan Museum of Art, New York).

Depuis leur apparition en Afrique, où ils étaient faits d’os, de peaux animales ou encore de coquillages, les bijoux ont parcouru l’histoire. Dans ce domaine, comme dans beaucoup d’autres, l’Egypte ancienne est un tournant, une étape-clef. A tel point que ces bijoux anciens inspirent encore des modèles que l’on trouve dans la bijouterie et la joaillerie contemporaines.
Remontons ensemble le temps pour contempler de près ces joyaux égyptiens.

Metropolitan Museum Of Art, New York - La Tour Noire

Un peu d’histoire…

La preuve de la fabrication des bijoux par les égyptiens remonte à 4 millénaires avant J.C. Ils étaient alors surtout utilisés dans un cadre religieux.
Les égyptiens donnaient une grande importance à la signification de certains objets sacrés. La glyptique est l’expression de cette matérialisation des objets sacrés. Elle représentait des têtes de lions, de chats, d’ibis, d’aigles; des images de divinités telles que Ptah, Anubis, Horus, Nephtys, Isis ainsi que d’autres symboles comme la croix ansée, le lotus, l’œil mystique. Toutes ces amulettes étaient gravées sur des pierres précieuses comme la cornaline, l’améthyste, l’émeraude, l’hématite, le turquoise. La forme la plus répondue et la plus connue de cet art glyptique reste sans conteste le scarabée en Lapis Lazuli.

Amulette - Metropolitan Museum Of Art, New York - La Tour Noire

Au début du Moyen Empire, la découverte de l’or et la facilité de son extraction marquent le début d’une ère majeure. L’art de la joaillerie commence à se développer. Les Pharaons décident d’exprimer leur pouvoir au travers des objets en or.
Ce mouvement s’accompagne d’un effort accru dans le perfectionnement des méthodes techniques de taille des pierres semi- précieuses et précieuses.

Les bijoux et la noblesse…

Le bijou en or devient rapidement un symbole de statut, de richesse et de pouvoir. La famille royale et l’ensemble de la noblesse réclament des créations toujours plus sophistiquées et élaborées. Ils affectionnent particulièrement les colliers, les ceintures, les bracelets, les amulettes et les perles à cheveux.
Au-delà de son rôle de marqueur social et esthétique, les bijoux protègent aussi des forces du mal dans la croyance égyptienne. Paradoxalement, les nobles ne portent pas souvent ces bijoux couteux au cours de leur existence. A leur mort, leurs bijoux les accompagnent dans leur sarcophage pour leur assurer une vie remplie de richesse et de biens dans l’au-delà.
Sandale et Pectoral - Metropolitan Museum Of Art, New York - La Tour Noire

Les matières Premières.

L’or était le métal de prédilection des égyptiens dans la fabrication de bijoux. Celui utilisé par les joailliers égyptiens allait des tons gris au brun rougeâtre en passant par le rose.
D’autres métaux étaient aussi utilisés tel le bronze que les égyptiens recouvraient de feuille d’or. Ils utilisaient aussi un alliage d’or, d’argent et de cuivre appelé « électrum » qui apportait des variations de couleur innombrables, dues au mélange de ces éléments.
Les égyptiens utilisaient des pierres précieuses dans la fabrication de leurs bijoux. Les pierres favorites sont cependant la cornaline et le jaspe pour leur couleur rouge intense. Le lapis-Lazuli pour son bleu profond. Le malachite pour son vert, le cristal de roche pour sa transparence et sa capacité à décomposer la lumière dans toutes les nuances de l’arc en ciel.

Lapis-Lazuli - Metropolitan Museum Of Art, New York - La Tour Noire

Malgré l’accès à de nombreux types de pierres précieuses les égyptiens utilisaient beaucoup le verre polychrome pour sa facilité d’utilisation et sa capacité à imiter les pierres précieuses. La faïence (réalisée à partir de quartz broyé mélangé avec un colorant) a été aussi fortement utilisée, chauffée et moulée pour imiter les pierres naturelles plus coûteuses. La couleur la plus populaire était une imitation turquoise bleu-vert.

Le pectoral…

Le bijou le plus marquant de l’histoire égyptienne est sans doute le pectoral.
Un pectoral est un bijou porté sur la poitrine, parfois large et complexe, et reprenant souvent à l’époque des formes de faucons et de scarabées faites d’or et incrustées de pierres précieuses. Le pectoral était un bijou pour les membres de la famille royale. Souvent réalisé en utilisant « la technique du cloisonné » où les lignes de chiffres et de symboles sont reliées par des fils d’or et ensuite soudés avec des fines feuilles d’or. Il sera plus tard incrusté de pierres précieuses ou en faïence. Ce sont des grandes pièces de joaillerie qui nécessitent du temps, du savoir-faire et de la créativité.
Pectoral - Metropolitan Museum Of Art, New York - La Tour Noire

Les colliers, bracelets et bagues…

Un autre ornement commun et emblématique de l’Egypte ancienne était le collier. La pièce est généralement faite de plusieurs rangées de perles ou autres matériaux. Si pour un l’homme l’anneau est le seul bijou essentiel, pour la femme le collier, est le plus important des bijoux. Pour la société c’est par son collier qu’on estime une femme, celle qui n’en porte pas étant considérée comme pauvre. De la plus humble paysanne à la dame de très haut rang, le collier fait partie intégrante de la parure d’une femme.

Necklace - Metropolitan Museum Of Art, New York - La Tour Noire

Au temps de l’Egypte ancienne, les hommes comme les femmes portaient des bagues. Mais au delà de son coté esthétique, la bague des hommes servait aussi à sceller les documents.
Chaque égyptien, par conséquent, a une bague qu’il doit porter sur lui, prête à être utilisée en cas de nécessité.
Le sceau de l’homme pauvre était un anneau de cuivre ou d’argent. La bague de l’homme riche était un bijou plus élaboré, incrusté de pierres précieuses, gravé avec l’emblème ou l’armoirie de la famille comme, par exemple, un scorpion, un lion ou un faucon.

Sceau - Metropolitan Museum Of Art, New York - La Tour Noire

Hommes et femmes portaient des bracelets, conçus généralement en or il y avait deux types de bracelets : bracelet de cheville et de poignet. De nombreux bracelets contemporains sont d’ailleurs inspirés du savoir-faire de l’Egypte ancienne.

Le Scarabée…

La plus connue des amulettes égyptiennes est le scarabée. Symbole de chance, il était présent que ce soit chez les familles pauvres ou la noblesse.
Le scarabée a aussi été utilisé dans d’autres formes de bijoux comme des pendentifs ou des bracelets. La tradition veut que le nom du propriétaire soit inscrit sur le fond plat du scarabée, pour assurer à son porteur les pouvoirs de protection et de chance du coléoptère.

L’Egypte a laissé des traces indélébiles dans l’histoire de la joaillerie. Par son savoir-faire, sa créativité et sa soif de grandeur, l’Egypte nous laisse un héritage précieux. Cet héritage, toujours présent, se retrouve dans les réalisations des créateurs de par le monde et semble nous relier de façon « éternelle » à l’une des plus grandes et des plus mystérieuses civilisations que notre terre ait connues.

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